Accueil / Sports / Escalade /

Pointe Émilienne

Pointe Émilienne

Et si on l'faisait - 2598m

Par Mathieu (& Lucie)

À la suite d’une sortie full quiétude dans la vallée des Conscrits (oui oui, on peut encore échapper aux foules dans le massif du Mont-Blanc) et après un mois de dure labeur dans nos refuges respectifs, nous repartons vers un spot tout aussi délaissé de Vanoise : la Pointe Émilienne (2598m). Délaissé, c'est vite dit ! On y croise un paquet de randonneurs durant l'approche, commune à la montée au refuge du Saut où travaille Lucie. Mais aujourd'hui c'est congé, et congé rime avec rocher ! Bref l'approche est super jolie, c'est la Vanoise non mais ! Une fois arrivés à hauteur de la base de ce monolithe rocheux, nous obliquons puis quittons le chemin avant de traverser un pierrier merdique pour rejoindre le départ évident de la voie. Une première chose saute au yeux : l'escalade ne va pas être de tout repos, verticale à souhait, mais les prises semblent nombreuses... Que nenni ! La première longueur annonce la couleur, il va falloir s'appliquer si l'on veut arriver en haut. C'est raide et la pléthore de prises attendues n'est pas au rendez-vous. À froid les premiers mouvements piquent méchamment, surtout pour une reprise après plusieurs mois sans grimpe. La deuxième longueur de la voie, un beau 6a+, est la longueur clef de la voie. C’est aussi la plus pêteuse. Le caillou est globalement bon à l'exception des 20 premiers mètres de cette longueur qui obligent à tester les prises et par bon sens à shunter les bacs "tiroir" qui nous auraient pourtant bien aidés. C’est la Vanoise non mais !

Lucie rejoint tant bien que mal le deuxième relais et on s’accorde sur le fait que la grimpe en second avec sac n’est pas si facile, voire plus dure qu'en tête. On remettra la faute sur notre stratégie qui consistait à prendre un seul sac lourd pour préserver le grimpeur de tête. Les longueurs s'enchaînent jusqu'au quatrième relais (la 5c n'a rien à envier à ses voisines, les 6a). Nous sommes déjà cuits, mais la 5ème longueur va nous redonner le sourire : un magnifique 6a vertical avec de belles adhérences. Le genre d'escalade qui vous ferait sourire après la pire des journées. Arrivés au sommet, nous nous posons tranquilles dans nos baudards au relais. Relais soit dit en passant tout aussi inconfortable que les 4 précédents. On partage d’ici une belle vue sur le massif et sur nos coups de soleil dus à une incroyable lenteur dans la voie et un choix peu réfléchi de laisser la crème dans le sac au pied de la paroi. Nous attaquons la descente par une succession de rappels évidents, c'est clairement une bonne option. Nous avons estimé que la variante qui consiste à suivre une corde fixe et évoluer dans du terrain montagne (Vanoise) pendant près d'une heure serait une trop lourde épreuve pour nos nerfs qui ont déjà bien ramassé. Une fois en bas, bien contents de l'avoir fait mais avec du recul, être large dans le niveau ne semble pas du luxe pour apprécier la magnifique grimpe que propose la pointe Émilienne. Ce n’était clairement pas notre cas aujourd'hui. Un bon casse croûte et nous nous séparons, Lucie retourne bosser au refuge et je retourne dans ma Haute-Tarentaise où un bon barbuc chez Antho m'attend...

8 août 2019

Vanoise

Méribel-Mottaret

7h00

180m

TD / 6a+ max / P1

À propos

Barnô, c'est la passion d'un collectif de savoyards au modeste objectif de partager leurs expériences sportives et faire découvrir des zones alpines d'exception. Voilà, c'est dit !

instagram.png
youtube.png

L'équipe

Paul

Mathieu

Adrien

Tommy

Alexandre

Arnaud

Copyright © 2020. Tous droits réservés.

Barnô