DAMAVAND

IRAN 2016

11 au 25 avril 2016

Polur

20h00

3221m D+

AD- / S3

Par Adrien (& German Team)

Avril 2016. Profitant de l'année d'échange d'Adrien au Kazakhstan, nous décidons de prendre la route de l'Iran afin de découvrir ce pays à l'histoire mythique, et d'explorer les montagnes du nord du pays avec pour but ultime l'ascension du Damavand (5610m), plus haut sommet du Moyen-Orient.

Toute l'équipe se rejoint à Téhéran où nous passons 2 jours avant de s'orienter vers la chaine de l'Alborz, au nord de de la ville. Nous décidons, avant d'entamer l'ascension du Damavand, de nous habituer à l'altitude et à la région en nous établissant dans les villages d' Angerud et de Baladeh. Chez l'habitant, nous rencontrons des gens chaleureux et un peuple très accueillant. Il nous fallait au moins cela, car les pluies récentes, et assez hautes en altitude, ont rendu les conditions trop difficiles pour le ski à proximité de ces villages. Nos journées se résument alors à de la randonnée, à pied, ou en portant les skis pour profiter de quelques névés ! Malgré tout les paysages sont sublimes et les journées incroyables.

Après une semaine d'acclimatation, nous prenons finalement la direction du Damavand, et de son camp de base au village de Polur. La météo étant toujours quelque peu capricieuse, avec des plages de mauvais temps, il nous faut patienter trois jours avant de trouver un bon créneau. Nous rejoignons à pied le refuge-mosquée de Goosfan-Sara (3000m) et chaussons les skis à sa hauteur, direction le refuge de Bargah-e-Savom (4200m).

TRACES VERS LE REFUGE
DE BARGAH-E-SAVOM

Nous avions repéré la montée jusqu'au refuge deux jours auparavant, ce qui nous a permis de considérablement gagner du temps puisque nous connaissions l'itinéraire. Cette montée se fait dans une ambiance magnifique, avec une alternance de gros nuage venant nous envelopper dans du coton, puis des éclaircies dévoilant une très belle vue jusque Téhéran. Après 8h d'ascension, nous arrivons au refuge à 4200m où nous avions prévu de rester pour une journée supplémentaire, le temps de s'acclimater.

Le matin de notre jour d'acclimatation, nous montons 200m dans les pentes derrière le refuge, afin d'habituer notre organisme à l'effort à cette altitude. Tout le monde est en forme, les prévisions météo sont bonnes : tout semble parfait pour le départ vers le sommet du lendemain !

PREMIERS RAYONS DE SOLEIL SUR TEHERAN

C'est le jour-J. À 3h nous quittons le refuge, à la frontale, sur des bases très (très) lentes. Au loin, nous apercevons les lumières de Téhéran, encore endormie. Vers 6h les premiers rayons du soleil viennent nous saluer, spectacle formidable et indescriptible. Nous arrivons vers 5000m. Après une bonne pause afin de reprendre de l'énergie, nous attaquons la longue pente finale qui mène au cratère sommital. Valeureux optimistes, nous convenons alors qu'il nous reste 3/4h jusqu'au sommet, il nous en faudra 6 de plus. Le vent souffle dans notre direction et nous envoie les fumerolles de soufre en pleine face ! Ça sent les œufs et c'est assez irrespirable ! On tente de se boucher les narines tant bien que mal. Après deux bonnes heures de bataille dans cette fumée, nous en sortons enfin et arrivons au cratère du sommet. Il nous faut le contourner pour rejoindre le point le plus haut, à 5610m. Un moment inoubliable avec une vue à 360 degrés de la mer Caspienne jusqu'à Téhéran en passant par le massif de l'Alborz.

La suite est ensuite du pur bonheur, avec presque 3000m de descente sur une petite moquette plus que correcte ! Un stop à Bargah-e-Savom pour récupérer nos affaires et saluer les autres cordées présentes, et 2h plus tard nous sommes en bas, où nous attend notre fidèle chauffeur Majid. Une bonne playlist des années 90 pour finir la route jusqu'au camp de base et ça y est, nous sommes de retour ! Une magnifique ascension dans un cadre incroyable, Masha Allah !

THE END.

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